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Louis Soutter
Un destin tragique L’éclat vacillant des réprouvés, des inconnus reclus, des cabossés de la vie. Des âmes damnées réduites à la souffrance et aux enfermements, mais dotées d’une force singulière qui les conserve vivantes et leur octroie une possibilité d’exister hors de toute logique rationnelle. Louis Soutter a passé une bonne partie de sa vie
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Elisabeth Vigée-Lebrun
Femme et portraitiste Au 18ème siècle, la peinture est un art majeur et la maîtrise technique une obligation légitime. Tous ceux qui veulent faire profession de peintre se doivent d’apprendre patiemment et longuement dans des ateliers, auprès de maîtres reconnus. Il y a transmission d’un savoir par apprentissage en étapes successives. Elisabeth Vigée-Lebrun a donc
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Marcel Bascoulard
Un œil au bord du gouffre Marcel Bascoulard, exposé parmi d’autres en ce printemps 2015 à la Halle Saint-Pierre, a vécu la quasi totalité de sa vie dans une ville moyenne de la province française : Bourges. Ancienne et assoupie, certainement étriquée et peu dynamique dans ces premières décennies du 20ème siècle. Le paysage alentour
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Poussin, avec ou sans Dieu.
Fou comme Poussin et pourtant. Cependant qu’il incarne les pas du bon goût dans un chemin à l’allure toujours éternellement établie. Celle du classicisme. Il en est devenu bien malgré lui le symbole parfait autant qu’ennuyeux. L’archétype du sérieux intellectuel en peinture. Et pourtant, en effet. Se poser devant la moindre de ses toiles ,
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Les bas-fonds du baroque à Rome
Qu’est-ce que la peinture ? Qu’est-ce que le réalisme en peinture ? Que signifie peindre la réalité ? De nos jours, on se demande si certains artistes ne regardent pas le journal de 20 heures pour savoir ce qu’ils vont peindre le lendemain. Sont-ils plus justes pour autant ? Il y a de quoi en
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Vélasquez au Grand-palais
C’est l’un des plus grands peintres les moins bien représentés dans les musées hexagonaux : trois tableaux au maximum. Les français, toujours promptes à se rengorger de leur bon goût , ont pourtant raté ce pur génie du pinceau. Se rendre au grand-Palais pour son exposition est donc tout à fait capital. Déploiement inespéré d’une
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Markus Lupertz au MAMVP
Le grand démolisseur Si la frontalité est la grande affaire de la peinture depuis le début du 20ème siècle, Lupertz en est le continuateur et le chantre. Tout chez lui se mesure en direct, dans un espace qui ne cache rien. Les éléments s’offrent sans fioriture. Dés le départ c’est la couleur et quelques angles
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Bonnard à Orsay
L’impondérable impérial Si Bonnard s’impose puissamment dans l’exposition qui lui est consacrée à Orsay et qu’on se sente d’emblée face à un très grand peintre, il n’en fut pas toujours ainsi. Se souvenir des mots cruels de Picasso à son égard revêt dans ce contexte une saveur particulière. Ce cher Bonnard, impressionniste attardé, gentil traducteur
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La peinture de Duchamp à Beaubourg
Sacré Marcel La fin du parcours de l’exposition Marcel Duchamp au centre Pompidou présente ce qui est considéré comme son oeuvre ultime et majeure, supposée singulariser et aboutir les recherches artistiques qu’il aura poursuivies sa vie durant : le grand verre. Une conférencière, débarquée avec un groupe de jeunes lycéens aussi perdus que perplexes, tente
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Paul Durand-Ruel et la naissance du marché de l’art moderne
Par bateaux entiers, le pillage artistique légal de la France fut organisé entre le 19ème et le 20ème siècles dans l’indifférence presque complète de la majorité des français eux-mêmes. Cas peut-être unique dans l’histoire, que ce pays au sommet de sa gloire créatrice qui laisse ses fruits les plus précieux partir enrichir le reste du









