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Frida et Diego
Frida et Diego…..ou l’art de tout mélanger. Gloire, amour, souffrance et création. Tout y passe. La logorrhée délirante à propos a fini par occulter la vérité des oeuvres. Qu’en est-il de ces dernières ? A l’Orangerie, on découvre un Diego Rivera très mauvais peintre de chevalet, une sorte de sous-Van Dongen tropical. Son dernier portrait
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Mieux qu’un suiveur, Jordaens au Petit-Palais
Si avoir eu Rubens comme maître a pu aider Jordaens à bâtir sa carrière de peintre, il n’est pas certain que ce ne fut un handicap sur le plan créatif. Jordaens n’est pas Rubens et il est loin d’être un manchot. Seul souci : on ne peut s’empêcher devant chacun de ses tableaux de projeter
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Que c’est beau la renaissance à Florence !
Dans un déroulement quasi parfait, l’exposition sur la renaissance florentine au Louvre dévoile, trésor après trésor, le must de la sculpture de cette époque. Ghiberti, Michelozzo et autre Désiderio Da Settignano défilent somptueusement. Donatello s’impose. Par le nombre de pièces et leurs qualités. Quel sculpteur ! Quel créateur d’images ! Les volumes incroyables, la souplesse,
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Les hommes regardent les hommes
Ratage ou réussite ? A entendre et lire un peu partout que l’exposition du musée d’Orsay « masculin/masculin » était nulle, mon impression à l’arpenter ne fut pas aussi négative. Comme quoi il faudrait faire l’autiste absolu avant d’aller voir chaque manifestation culturelle. Je ne ferais pas un compte rendu exhaustif. On ne peut pas dire qu’un
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Braque, enfin seul !
Il était temps. A toujours le regarder dans une stricte comparaison avec Picasso, on avait fini par l’oublier, ne plus le voir. Les expositions intelligentes servent à ça, à nous sortir d’une forme de pensée installée, rebattue et routinière. En l’occurrence, Braque est vraiment à sa place. Non plus comme peintre fauve, puis cubiste, puis
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Dubuffet/Chaissac
Copains, amis, correspondants. Il n’est pas nécessaire de se voir souvent pour bien s’entendre. Chaissac et Dubuffet ont donc correspondu, abondamment. Le bocage et l’art brut réunis, deux géants hors-norme, irréductibles à toute définition et singuliers au point de se poser cette question : quand donc l’histoire de l’art se réveillera-t-elle pour nous annoncer que
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La collection Hays à Orsay
Une passion essentielle Le premier mérite de cette exposition est de rappeler le rôle incontournable des collectionneurs. Sans eux, l’art n’aurait guère de chance de survivre dans le contexte économique et social qui est le notre aujourd’hui. En terme de qualité, les nabis Bonnard et Vuillard survolent l’ensemble. Redon ne démérite pas et plusieurs dessins de
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Pierre Omcikous à la galerie Les Montparnos
De l’Est à l’Est Mathyeu Le Bal a le don de nous révéler de grandes oeuvres. Après celles, magistrales, d’Isaac Celnikier, c’est au tour des toiles de Pierre Omcikous d’avoir les honneurs de la galerie Les Montparnos. Une vie de peintre entre Paris et la Serbie, résumée par d’ultimes toiles aux accents vitaux étourdissants. La
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Astolfo Zingaro, deux évenements, une oeuvre
Parution et exposition La matière ample des derniers tableaux, les signes épars et l’effacement d’éléments directement reconnaissables n’empêchent pas de relier le travail de Zingaro à la terre qu’il n’a pas cessé d’observer. Si une peinture peut nous toucher, elle ne vit jamais seule et rayonne d’autant mieux que ses soeurs l’entourent. La trajectoire d’Astolfo
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Friedrich et quelques autres
De l’Allemagne. La polémique fait rage et c’est une raison supplémentaire pour ne pas manquer l’exposition sur l’art allemand qui se tient actuellement au Louvre. Des Friedrich de toute beauté dominent l’ensemble. Mais Böcklin et Von Stück apportent une pointe inédite de réalité triviale qui heurtera une fois de plus le trop bon goût français.









