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Bonnard à Orsay
L’impondérable impérial Si Bonnard s’impose puissamment dans l’exposition qui lui est consacrée à Orsay et qu’on se sente d’emblée face à un très grand peintre, il n’en fut pas toujours ainsi. Se souvenir des mots cruels de Picasso à son égard revêt dans ce contexte une saveur particulière. Ce cher Bonnard, impressionniste attardé, gentil traducteur
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La peinture de Duchamp à Beaubourg
Sacré Marcel La fin du parcours de l’exposition Marcel Duchamp au centre Pompidou présente ce qui est considéré comme son oeuvre ultime et majeure, supposée singulariser et aboutir les recherches artistiques qu’il aura poursuivies sa vie durant : le grand verre. Une conférencière, débarquée avec un groupe de jeunes lycéens aussi perdus que perplexes, tente
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Paul Durand-Ruel et la naissance du marché de l’art moderne
Par bateaux entiers, le pillage artistique légal de la France fut organisé entre le 19ème et le 20ème siècles dans l’indifférence presque complète de la majorité des français eux-mêmes. Cas peut-être unique dans l’histoire, que ce pays au sommet de sa gloire créatrice qui laisse ses fruits les plus précieux partir enrichir le reste du
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Emile Bernard à l’Orangerie
Etre doué ne suffit pas. D’un tableau à l’autre, les débuts d’Emile Bernard sont éblouissants. Chaque toile condense une recherche et faufile sa trame comme autant de possibilités picturales nouvelles. Fraîcheur et maîtrise, couleur intense et puissance sûre des compositions. Paysages, scènes paysannes, portraits/autoportraits. Emile Bernard invente une synthèse possible entre Gauguin et Cézanne qui
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De Staël au Havre
Petites toiles comme des bijoux atmosphériques où toute la gamme des gris, des blancs et des bleus s’affrontent, carénés par un sol mouvant de vert, d’ocre, d’une tache de rouge vif adouci qui nous agrée de l’existence d’un paysage et de sa représentation. Elliptique, cristalline, aérienne et pourtant tout en matière veloutée et accrocheuse, la
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Jules de Balincourt à la galerie Ropac
C’est frais. Ce n’est pas rutilant. C’est plutôt doux, étrange, décalé. C’est acidulé comme le pop-art, mais avec une saveur de fruit mûr automnal. Pourtant, on se croirait toujours un peu en été, quand il fait encore chaud le soir. Une brise légère vient donner à l’approche de l’apéritif un ton de gravité sans conséquence. Les
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Miklos Bokor au musée d’art moderne de la ville de Paris
Juif hongrois rescapé des camps de concentration et installé en France depuis la fin des années 50, Miklos Bokor est un peintre difficile et rebutant. Et c’est bien de cela qu’il tire sa force extraordinaire et sans concession. Plus rien n’indique dans ses dernières toiles son inclination première pour la nature, si ce n’est, lorsque
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Si Carpeaux m’était compté……au musée d’Orsay
Monsieur Carpeaux, si l’on en croit les témoignages de l’époque, n’était pas un être très sympathique. Un caractère de cochon manifeste, doublé d’une énergie créatrice démesurée, un personnage intransigeant, absolu et pourtant très renommé dans les cercles du pouvoir, récompensé par les honneurs et les commandes officielles. Chacune de ses oeuvres est bourrée à
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Exposition à la galerie Les Montparnos 5, rue Stanislas 75006 Paris
Exposition personnelle à la galerie Les Montparnos du 10 avril 2014 au 29 mai 2014 « La réponse est dans les hauteurs »
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Les impressionnistes en privé
A la simple évocation du terme « impressionniste », les grimaces se font jour. Monet, Renoir, Sisley, Pissarro, etc….voguent en fête au musée Marmottan. Pourquoi et comment un tel mouvement continue de susciter l’amour et l’admiration du plus grand nombre et s’attire toujours les récriminations sarcastiques d’une minorité souvent impliquée dans l’art ? Parce que l’impressionnisme c’est









